Fermeture du site - we are closing down

When: 
01/07/2014 (All day)
Where: 
(virtual)

Après plusieurs années de bons services, le site d'information du CSCM ferme ses portes. L'Institut des Sciences Cognitives continuera cependant à diffuser l'information; pour rester au contact de l'actualité sciences cognitives du Québec et d'Ottawa, vous pouvez:

CRISCo - The Case for Characterizing Type-2 Blindsight as a Genuinely Visual Phenomenon

Présentation de Robert Foley (en anglais)

When: 
12/05/2014 - 14:00
Where: 
W-5215, UQAM.

Le Cercle de Recherche de l'Institut des Sciences Cognitives de Montréal (CRISCo-Mtl) tiendra sa dernière rencontre de l'année scolaire 2013-2014 le lundi 12 mai de 14h00 à 16h00 à l'UQAM au local W-5215.

Le 12 mai, Robert Foley, postdoctorant au Rotman Institute of Philosophy de University of Western Ontario, présentera son article The Case for Characterizing Type-2 Blindsight as a Genuinely Visual Phenomenon. Cette rencontre se déroulera en anglais.

  • Type-2 blindsight is often characterised as involving a non-visual form of awareness that blindsight subjects experience under certain presentation conditions. This paper evaluates the claim that type-2 awareness is non-visual and the proposal that it is a cognitive form of awareness. It is argued that, contrary to the standard account, type-2 awareness is best characterised as visual both because it satisfies certain criteria for being visual and because it can accommodate facts about the phenomenon that the cognitive account cannot. The conclusion is made that type-2 blindsight is best characterised as involving a form of abnormal, degraded visual awareness.

La lecture de ce texte est recommandée pour cette rencontre.

CRISCo - La cognition spatiale et ses corrélats linguistiques

Présentation de Jimena Terraza

When: 
29/04/2014 - 14:00
Where: 
W-5215, UQAM.

Le Cercle de Recherche de l'Institut des Sciences Cognitives de Montréal (CRISCo-Mtl) poursuit ses rencontres les mardis de 14h00 à 16h00 à l'UQAM au local W-5215.

Le 29 avril, Jimena Terraza nous parlera de la cognition spatiale et de ses corrélats linguistiques :

  • Lors de cette rencontre, je présenterai l'analyse de Stephen Levinson (1996, 1997, 2003) sur la cognition spatiale.
    Les langues diffèrent dans la façon d’encoder les coordonnées spatiales et ces différences auraient des corrélations dans l’encodage non linguistique des tâches non verbales. Au moyen d’expériences sur des tâches non linguistiques, l’auteur démontre comment dans le domaine spatial, le type de cadre de référence dominant dans une langue particulière se voit reflété dans la mémoire et le raisonnement spatial. Ces corrélations remettent au goût du jour l’ancien débat sur le lien entre le langage et la pensée.

La lecture de ce texte est recommandé pour se préparer à la rencontre.

CRISCo - Autisme et moralité

Présentation de Sarah Arnaud

When: 
22/04/2014 - 14:00
Where: 
W-5215, UQAM.

Le Cercle de Recherche de l'Institut des Sciences Cognitives de Montréal (CRISCo-Mtl) poursuit ses rencontres les mardis de 14h00 à 16h00 à l'UQAM au local W-5215.

Le 22 avril, Sarah Arnaud, étudiante au doctorat en co-tutelle UQAM / Paris IV, nous présentera Autisme et moralité :

  • Hobson (1993) et Benn (1999) ont suggéré que les personnes autistes devraient être exclues de la vie morale. Nous montrerons que quel que soit le modèle de la moralité adopté elles peuvent être des agents moraux. Nous aborderons trois approches.
    Dans une approche rationaliste de la moralité, un jugement moral est atteint par le raisonnement (Colby et Kohlberg 1987; Krebs et Denton 2005). La moralité appartient au domaine normatif (Wallace 1999), et est objective. Dans ce cas, les personnes autistes peuvent être considérées comme des agents moraux étant donné leurs capacités d’apprentissage complexe et d’application des règles morales (Vignemont et Frith 2007).
    Selon le modèle intuitionniste social, le jugement moral résulte d’une évaluation automatique de la situation par des intuitions contextuelles (Haidt 2001), ce qui pose problème aux personnes autistes (Grandin 1995). Mais la moralité est alors relative à une construction sociale, elle dépend des valeurs d’une culture (Gibbs 2013). Une meilleure reconnaissance sociale des personnes autistes pourrait permettre leur intégration dans la vie morale car elle permettrait la construction d’une théorie morale les incluant (Barnbaum 2008). Ainsi, en principe, les personnes autistes peuvent être des agents moraux.
    Selon un modèle intermédiaire, les jugements moraux dépendent d’une interaction entre les processus intuitifs et ceux délibérés (Fine et Kennett 2009). Certains processus affectifs à l’œuvre dans la formulation des évaluations morales pourraient poser problème aux personnes autistes. Cependant, des processus d’apprentissage des règles morales sont mis en place par certaines personnes autistes (Grandin, 1995) et leur permettent d’établir un raisonnement à propos des règles morales apprises. Elles peuvent alors distinguer les normes morales des normes conventionnelles (Leslie, Mallon et DiCorcia, 2006) et formuler des jugements moraux.
    S’il existe des particularités dans les évaluations morales des personnes autistes, l’utilisation de stratégies compensatoires confirme leur statut d’agent moral (Kennett 2002).